Le rhum de Martinique


sucrerie 19 eme siecleUne production ancrée dans l'histoire

L'histoire du rhum en Martinique débute par l'introduction en 1640 de la canne à sucre. L'objet principal de cette culture est la production de sucre, mais les résidus de cette production (écumes, sirops, ...) sont utilement fermentés pour obtenir après distillation un alcool appelé tafia ou guildive (appellation probablement dérivée de kill devil).
Cette utilisation des produits dérivés est attestée en 1667 par le Père du Tertre dans "Histoire générale des Antilles habitées par les François". Il y décrit les différents résidus de la production de sucre qui entrent dans la fabrication d'un jus appelé "Vésoü" qui fermenté donne "une boisson qui se débite fort bien dans les isles".

 

 

logo AOC MartiniqueUne production labellisée

La production de rhum et notamment le rhum agricole AOC représente 21% de la valeur ajoutée agricole du département1 de la Martinique et est principalement exportée vers la métropole. La majeure partie de ce rhum est du rhum agricole AOC. L'usine du Gallion, produit du rhum traditionnel avec les résidus de sa production de sucre.
La production de rhum agricole bénéficie depuis 1996 d'une AOC "Appellation d'origine contrôlée Martinique".
Depuis de nombreuses années le rhum des départements ultra marins (Martinique - Guadeloupe - Réunion - Guyane) bénéficie d'un régime spécial accordé par la commission européenne. Le 27 juin 2007, le conseil des ministres européens a prolongé le dispositif et a augmenté le contingent de rhum bénéficiant de ce régime de 90'000 à 108'000 hap dont 33'000 au bénéfice de la Martinique.
Ce régime offre un rabais fiscal sur les taxes portant sur le rhum produit dans la limite du contingent.

 

Evolution de la production

L'évolution de la production de rhum est la suivante :